FISHBACH

Que l’on ne s’y trompe pas : contrairement à d’autres figures de la pop francophone (Juliette Armanet, Clara Luciani), Fishbach n’a pas cédé aux sirènes du disco. Passé le groove bondissant de Masque d’or, un single lancé en éclaireur à l’automne dernier, la Française conserve en effet son goût pour l’ambiguïté, pour ces mélodies qui refusent de choisir entre le kitsch d’un synthé hérité des eighties et la grandiloquence d’une guitare, entre une voix toujours aussi charismatique et des chœurs réverbérés. Une bonne nouvelle, forcément. Parce que l’auteure d’À ta merci prouve une fois de plus sa singularité avec un deuxième album (Avec les yeux) qui refuse le confort des habitudes. Et parce que ce chant, aussi puissant que mystérieux, cette basse tout en rondeur et ces refrains accrocheurs (Dans un fou rire, De l’instinct, Téléportation) promettent des concerts remplis d’une ferveur nouvelle, à la fois singulière et intense, comme s’il s’agissait plus que jamais pour Fishbach de faire danser la foule sur des chansons tristes.

 
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24 juillet, MIDI Festival Hyères, Olbia